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Publié le : 18 février 2026 / Modifié le : 18 février 2026
Trait de côte : comment l’Agglo protège son patrimoine
Comment lutter contre l’érosion et la submersion marine, et anticiper au mieux ces phénomènes ? Florian Enselme, responsable du service Gemapi (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) explique le rôle de Pornic agglo Pays de Retz dans la préservation du littoral.
Les agents du service Gemapi de Pornic agglo Pays de Retz veillent au bon état des ouvrages de protection, le long du littoral.
Quelles sont les particularités de la gestion du trait de côte sur le territoire ?
L’Agglo compte environ 53 km de littoral, soit 2,2 % de la façade Atlantique française. Notre littoral est composé à plus de deux tiers de côtes rocheuses. Le reste est constitué de côtes sableuses. Notre rôle, c’est à la fois de comprendre le fonctionnement de ce trait de côte mais aussi de le surveiller au quotidien, ainsi que ses ouvrages pour évaluer et anticiper les éventuels risques. Nous menons donc, à la fois, des travaux réguliers, mais élaborons aussi une stratégie locale de gestion intégrée du trait de côte, avec des projections à 30 ans et 100 ans, qui visent à réduire durablement et efficacement la vulnérabilité des personnes, des biens et des activités, à l’aléa d’érosion côtière.
Les hivers sont particulièrement pluvieux depuis quelques années. Quel impact ces conditions climatiques ont-elles sur le trait de côte ?
Les quantités d’eaux de pluie ont été très importantes durant l’hiver. Ces fortes précipitations sont un facteur d’érosion des falaises, car l’eau s’infiltre, déstabilise le sol et donc la roche. Le territoire a également connu une succession de tempêtes ces dernières années. Tout ceci a un impact sur notre trait de côte, avec des risques d’entrées d’eaux marines sur nos dunes, et donc de submersion. Cette succession de tempêtes provoque également un phénomène d’érosion et de recul du trait de côte.
Au quotidien, quelles sont les missions de l’Agglo pour protéger le trait de côte ?
D’abord, ces phénomènes peuvent nous amener à effectuer des travaux d’urgence. Exemple à Saint-Michel-Chef-Chef où un bateau s’est écrasé contre un perré déjà très fragilisé. Il a créé un trou dans l’ouvrage lors d’une tempête. Ici, nous avons dû agir rapidement pour réparer les dégâts. Ensuite, une autre partie de notre travail consiste toujours à se dire : « Comment agir maintenant pour préparer l’avenir ? ». Avec le changement climatique, les phénomènes qui engendrent l’érosion vont s’accentuer. Notre objectif est donc d’estimer, de nous adapter, voire de faire différemment. Nous avons constaté que stopper l’érosion quelque part, c’était parfois l’accentuer ailleurs. Ce qui nous amène à tester de nouvelles choses, à innover. Nous faisons en sorte de ralentir le phénomène, plutôt que de vouloir le contrer à tout prix, comme cela a pu être fait par le passé.