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Publié le : 17 septembre 2026 / Modifié le : 18 septembre 2026

Spectacle : un G.R.A.I.N de folie pour "faire réfléchir" à la santé mentale

Une pièce de théâtre qui parle santé mentale : c’est ce que propose la Compagnie Mmm et sa comédienne Marie-Magdeleine, dans le spectacle G.R.A.I.N. Une pièce où elle joue huit personnages à la fois, issus de son expérience -bien réelle- auprès d’un Groupe d’Entraide Mutuelle. 

Marie-Magdeleine sera sur la scène de l'Amphithéâtre le vendredi 9 octobre, à Pornic. Crédit photo : © Nathalie Granger-Pacaud

La pièce G.R.A.I.N présentée par la Compagnie Mmm ouvre la saison culturelle de l’Amphithéâtre Thomas Narcejac, situé à Pornic (vendredi 9 octobre). Seule sur scène, la comédienne Marie-Magdeleine y joue son propre rôle, au milieu d’une association pour « usagers bipolaires », avec qui elle anime un stage de théâtre, le temps d’une folle journée.  

Un spectacle présenté dans le cadre des Semaines d’information en santé mentale à laquelle participe votre Agglo. Une thématique chère à la comédienne, qui explique comment elle aborde ce sujet dans cette pièce. 

La santé mentale reste un sujet sensible dans notre société. Comment avez-vous travaillé sur ce sujet avant de le jouer sur scène ? 

Marie-Magdeleine. Ce que je raconte, c’est une histoire que j’ai vécue. Je joue huit personnages et ce sont des personnes que j’ai déjà rencontrées dans un Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM), ou bien un mélange de plusieurs personnes que j’ai croisées dans ma vie. J’ai condensé une expérience d’un an dans ce GEM en une journée dans la pièce G.R.A.I.N. Tout cela part du réel. J’ai également beaucoup travaillé sur le sujet des maladies mentales : j’ai notamment lu le DSM-5 (NDLR : manuel de référence international de l’Association américaine de psychiatrie pour classer et diagnostiquer les troubles mentaux), je suis allée me renseigner en faculté… Je n’ai rien inventé dans cette pièce. 

La santé mentale reste un domaine peu visible dans la société. Cette pièce vise-t-elle aussi à sensibiliser ou interpeller le public sur ce sujet ?

Oui, bien sûr ! Le but est aussi de faire réfléchir à la façon dont ces personnes sont médicamentées, par exemple. Des diagnostics sont parfois posés très vite chez certaines personnes. La série Empathie, récemment diffusée, l’explique très bien aussi ! Si on ne fait pas du cas par cas, c’est compliqué. Et aujourd’hui, la plupart des psychiatres n’ont pas le temps. 

Vous jouez cette pièce depuis un peu plus de dix ans. Le sujet de la santé mentale est-il encore trop peu connu ? 

C’est une thématique qui reste très actuelle. D’ailleurs, plus je vieillis, plus j’ai le sentiment que la dépression, les angoisses, le stress… Cela touche énormément de personnes. Mais c’est un sujet qui peut être dérangeant. Cette pièce fait rire et montre aussi une vraie détresse. 

Rendez-vous le vendredi 9 octobre, à 20h30, à l’Amphithéâtre Thomas Narcejac. Un quota de places gratuites est réservé au public fragile. Écrire à sante@pornicagglo.fr.

Bon à Savoir

Cette pièce est présentée dans le cadre de la Semaine d’information en santé mentale. Pour retrouver le programme complet de cette semaine, cliquez ICI.